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Même lorsque Trent Reznor a tourné ce court métrage, il ne voulait pas le commercialiser, il voulait que cela reste quelque chose de quasi confidentiel auquel les médias et le grand public n'auraient pas eu connaissance. La raison en est assez simple : son contenu est tellement violent et malsain que Trent aurait passé le reste de ces jours à s'expliquer sur pourquoi il a fait ce film. D'ailleurs il convient de mettre un avertissement sur le broken movie, même si c'est moins sanglant que pas mal de films d'horreurs, il laisse une impression vraiment désagréable, et si vous avez eu envie de vomir devant happiness in slavery, pensait que ce n'est rien en comparaison avec le broken movie. Mais bon la nature humaine est telle que plus on dit ne pas regarder quelque chose, plus on a envie de le faire, mais je vous aurais prévenu, c'est vraiment immonde. Le broken movie est un court métrage d'environ 20 minutes qui a été tourné juste après que Trent aie fini l'EP broken. L'histoire est simple, un homme torture un autre avant de le tuer tout en regardant des clips de nin sur une télévision. La façon dont il a été filmé laisse penser à un snuff movie (les films amateurs ou l'on voit de véritables morts, c'est le sujet du film 8mm)et d'ailleurs on a longtemps cru que toutes les tortures montrées étaient vraies (c'est justement cette frontière invisible entre réel et truqué qui rend tout ceci plus malsain). Il a été édit en très petites quantités, ce qui a fait beaucoup pour sa popularité car il était extrêmement rare. Depuis, il a été diffusé non officiellement par quelques bootlegers, ce qui a permit à beaucoup de personnes de le voir. Certaines rumeurs disaient qu'il serrait sur le halo 12 : Closure, mais il n'y avait que les clips de nin. La façon la plus simple pour le trouver actuellement reste le site nineinchnails.net qui propose de le télécharger en plusieurs formats vidéos... Pour ceux qui ne pourraient pas le voir, je vais essayer de le résumer le mieux possible avec quelques images. Pour ne voir que les images, cliquez ici Le film commence en noir et blanc avec un homme rasé qui va se faire pendre, on lui passe la corde au cou, et il sourit lorsque la trappe s'ouvre. On arrive ensuite à une sorte de générique en couleur. Là, on semble être dans une voiture qui cherche quelqu'un dans une ville, en parcourant les rues. Le générique s'arrête lorsqu'un jeune homme se rapproche de la voiture. On passe alors dans une pièce à tendance jaune ou le jeune homme est attaché sur une chaise, alors qu'un homme masqué tourne autour de lui, il y a une télévision en face du jeune homme et c'est sur cette télévision que l'on verra tous les clips de nin. Le premier clip est celui de "pinion", il est identique à la version présente dans closure (pour résumer, on voit des WC où la chasse d'eau est tirée. A partir de là, on suit les tuyaux et on remarque qu'ils mènent vers la bouche d'un homme complètement attaché qui essaie de se débattre.) Après ce clip, on voit le bourreau qui fait boire à sa victime le contenu d'un jerricane. Le second clip est celui de "wish". Là encore c'est la même version que celui dans closure (Trent et le groupe live de l'époque jouent dans une cage, des skins sont tout autour et ils essaient d'attraper les membres du groupe par tous les moyens pour les tuer. A la fin, ils arrivent à entrer dans la cage), si ce n'est que le clip coupe pensant la partie instrumentale suivant la seconde fois ou l'on entend le refrain pour montrer que le bourreau se rhabille après avoir lâché une jolie petite merde sur la tête de sa victime qui maintenant est allongé. A la fin du clip, on voit le bourreau qui se touche en rembobinant la cassette du clip, et en repassant toujours la même partie : celle où Trent dit "fist fuck". Après avoir réécouté plusieurs fois ce passage, il serre le poing avant de regarder la victime... Le clip suivant est celui de "help me i'm in hell", bien qu'on ne puisse pas parler de clip car on voit juste un écran noir pendant que passe la musique. A la fin du clip on voit un gros plan sur la tête de la victime pendant que son bourreau lui arrache des dents. Le quatrième clip est celui de happiness in slavery, celui qui se trouve aussi sur closure (c'est un clip en noir et blanc où après avoir vu Trent chanter au milieu de machines, on voit un homme (bob Flanagan, un masochiste célébre) rentrer dans une pièce, allumer, une bougie se déshabiller et s'asseoir sur un fauteuil qui en fait se révèle être un engin de torture où la victime semble décider des sévices qu'elle subit. A la fin, Flanagan meurt et se retrouve réduit en bouillie, après cela, Trent rentre dans la pièce, habillé comme Flanagan, allume une bougie (ce qui laisse imaginer la suite). La cinquième chanson à passer dans le broken movie est "gave up" et là non plus on ne voit pas le clip présenté dans la cassette closure. Deux scènes sont mélangées durant la chanson : en couleur on voit le bourreau qui continue de torturer sa victime en le lacérant au couteau puis utilisant un chalumeau avant de le découper à la tronçonneuse. A un moment il enlève son masque et mange le cœur de sa victime. Sur l'écran de la TV on voit la tête de Trent en gros plan qui des fois se cache les yeux. Dans la partie en noir et blanc, on voit la police qui débarque dans la maison ou on lieu toutes les tortures et qui trouve des morceaux de cadavres dans le frigo et dans le congélateur, disposés de manière effrayante. Après gave up on revoit la fin du pré-générique, avec l'homme (que l'on reconnaît maintenant comme étant le bourreau) qui va être pendu. La scène va plus loin maintenant car après que la trappe s'ouvre, on suit le pendu qui semble tomber dans le vide, jusqu'à ce que la corde se tende, dégageant un nuage de poussière. Après environ une minute d'écran noir, on voit la tête du pendu, tranchée par la corde qui traverse l'écran, puis le copyright interscope. Le film est assez difficile à s'imaginer tant que l'on ne l'a pas vu, disons que l'on s'attend peut-être à autre chose, mais ce qui est sûr c'est que l'on évitera le dégoût dû au malsain de la situation présentée. |